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Le groupe ARCOM présente l’Ecolibri

Le groupe ARCOM présente l’Ecolibri
Les 6 et 7 novembre derniers, le groupe ARCOM a participé au salon IBS, l’occasion de présenter ses dernières innovations. Parmi les nouvelles offres, l’Ecolibri, un éco-indicateur de comportement. L’outil permet aux occupants d’un bâtiment tertiaire de mieux comprendre l’impact de leurs actions sur les consommations énergétiques. Les explications de Patrick Tabouret, dirigeant d’ARCOM.

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Depuis plus de 20 ans, le groupe ARCOM travaille au développement de produits et services pour les secteurs du bâtiment et de l’éclairage public. Pleinement conscient que les bâtiments d’aujourd’hui doivent être « connectés, communicants et évolutifs », le groupe accompagne les entreprises dans l’obtention du label Ready2Services.

Dernière innovation en date, l’Ecolibri, un indicateur de comportement qui implique l’utilisateur dans le choix d’économie d’énergie. Disponible sur l’application smartphone gratuite myArcom, il permet d’inclure l’usager final dans l’éco-consommation et de piloter la lumière, la ventilation, le chauffage, la climatisation et les protections solaires de son bureau en pleine conscience ; des métiers « imbriqués les uns avec les autres », souligne Patrick Tabouret, dirigeant d’ARCOM.

Il explique que l’utilisation du smartphone comme outil de pilotage est en pleine croissance. A travers Ecolibri, l’utilisateur va pouvoir suivre en temps réel sa consommation et s’il a engagé une démarche environnementale, voir si elle lui a permis « de réduire les consommations ou pas dans le bâtiment ».

Le calcul est réalisé à partir des critères de la GTB avec un retour immédiat sur l’écran. De plus, la fonction est suffisamment flexible pour permettre un paramétrage personnalisé du calcul depuis la GTB. On peut ainsi obtenir « une information plus globale » du bâtiment.

« Aujourd’hui les utilisateurs veulent avoir des outils qui soient ergonomiques et conviviaux. C’est le déploiement des smartphones qui le permet. Ils veulent aussi avoir en temps réel le retour d’utilisation ou d‘exploitation du bâtiment », souligne M. Tabouret. Un concept qui repose à la fois sur les régulateurs qui vont faire des calculs, et sur les interfaces d’utilisateurs qui permettent d’avoir des retours.

L’Ecolibri « s’inscrit dans une démarche au niveau de nos produits qui est d’avoir systématiquement un retour d’exploitation et d’utilisation vers l’utilisateur pour qu’il sache ce qu’il se passe et qu’il ait des informations qui restent simples ».

Des bâtiments plus performants

De plus, « on ne peut avoir des bâtiments performants avec des utilisateurs qui les utilisent mal. La performance d’un bâtiment est d’une part liée à la performance intrinsèque du bâtiment et de son installation, et d’autre part à la conduite de l’exploitation et à l’utilisation du bâtiment. C’est pour ça que c’est important qu’il y ait des indicateurs qui permettent de mieux gérer les bâtiments ».

La démarche permet aussi d’échanger des données au niveau du bâtiment pour que l’exploitant puisse les valoriser et apporter des services supplémentaires. Pour ce faire, « les données vont être gérées et collectées ». Car aujourd’hui, « il faut raisonner en termes de fonctions et de services ». En connectant mon bâtiment,
« quel est mon objectif ? Qu’est-ce que je peux apporter de plus dans le bâtiment ? ».

Pour l’exploitant, l’outil se veut également avantageux. Il peut transmettre de l’information vers l’utilisateur et
« prendre la main » sur l’éco-indicateur. « Et ces informations sont bien entendues accessibles et disponibles sur le réseau global du bâtiment ». Les données collectées peuvent aider à « définir des services ou des zones vertueuses », indique Patrick Tabouret.

Bien sûr, pour une meilleure exploitation des données, le dirigeant d’ARCOM rappelle l’importance de les rendre accessibles via les réseaux. « Les échanges ou la partie numérisation du bâtiment doit toujours respecter une certaine standardisation. C’est-à-dire, ce n’est pas parce que le bâtiment est connecté que tout le monde va pouvoir venir communiquer avec tous les produits et échanger les données. Le bâtiment doit être connecté et les données accessibles sur des protocoles pour pouvoir s’échanger avec tous les acteurs qui peuvent intervenir dans le numérique du bâtiment ».

« On voit trop souvent, dans des installations, des systèmes verrouillés, ce qui fait que si un acteur échange des données, il ne pourra le faire qu’avec lui-même et pas avec les autres. Chez ARCOM, on n’a pas vocation à faire tous les équipements techniques d’un bâtiment. On n’est qu’une brique dans une solution globale du bâtiment. Donc, on est obligé de communiquer avec d’autres systèmes. Tous nos produits communiquent les données sous forme de protocoles ouverts », précise M. Tabouret.

Si les données doivent pouvoir s’échanger ouvertement, il appelle cependant à la vigilance : « Le point important par rapport à cela, c’est la partie sécurité. Il faut faire attention à ne pas connecter tout et n’importe quoi, n’importe comment ».

Le groupe ARCOM, géré et détenu par ses trois membres fondateurs, réalise aujourd’hui 90% de son chiffre d’affaires en France. « Nous avons quelques opérations à l’export. C’est d’ailleurs un des sujets de développement pour 2019 », révèle Patrick Tabouret.

La PME compte aujourd’hui 65 employés et est basée près de Lyon. Tous les produits, 100% made in France, sont conçus par ses équipes d’ingénieur.

Propos recueillis par Rose Colombel
Photo de une : Ecolibri - ©ARCOM

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